| Joueb.com
Envie de créer un weblog ? |
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web. |
- Je mange le temps, j'ai ma montre dans la bouche, ainsi je ne vois plus l'heure qu'il est, je sens juste le tic…tac dans le palais, je mange le temps. Et cette attente, Geoffroy, a quelque chose d'intolérable justement parce qu'elle ressemble à toutes les autres. Voyez-vous, de l'habitude naît l'ennui… ( elle ne voulait pas se départir de cette habitude de me vouvoyer ) Mais est-ce que je m'ennuie plus de la nature de l'attente ou de son objet ? Et est-ce qu'une réponse rendra plus supportable cette attente, et cette question ?
Comme en la cité, tu souffles et tels ces feuilles,
Ils s'envolent au loin portés par un courant d'air,
Riant, tu t'amuses à les jeter contre l'écueil.
"Qu'y a-t-il de plus beau ici que mon désert ?"
A terre, le regard plus loin que la dune suivante,
Immensité que pas même ne coupe une pierre,
Je rêve ici des heures jusqu'à la nuit tombante.
"Qu'y a-t-il de plus beau, ami, que ce désert ?"
Un peu de désert dans ma vie,
Un peu de sable chaud sous mes pas,
Un peu de vent dans mes envies,
Et beaucoup de dunes dans mon au-delà.
Couleur du ciel.
Lire la suite de l'article...J'avais rencontré Elise lors d'une conférence qu'elle faisait sur les mœurs de la rue de nos jours, et dont je ne me rappelle même pas la moitié. Un ami passionné de sociologie m'avait traîné là, je l'avais accompagné, parce que moi, c'était mon métier, mais pas ma passion. Peu importe, elle était là, ravissante, je n'avais rien écouté de ce qu'elle disait, je n'entendais sa voix que pour sa voix. C'est ce genre de personne qui a de toute façon de l'allure, belle en toute circonstance. Cet ami la connaissait plus ou moins, et puis la suite est ordinaire.
Lire la suite de l'article...J'ai erré comme un fantôme livide à travers ces espoirs, un instant fixé sur quelques morceaux de papier à l'importance d'un lendemain. J'avais l'impression d'avoir passé le fleuve et de l'autre côté, ils m'attendaient déjà. La lueur ambre pâle laisse les yeux dans une douceur angélique et pétillante, j'ai pleuré doucement et sans douleur, comme par joie pour la candeur magique de ces soupirants à la vie. Ils ont encore le sourire aux lèvres, je suis passée… Sur le sol feutré, mes pas résonnent toujours, et plus, bien plus encore, dans mon cœur des mots qui m'ont fait tant plaisir, tant sourire… Oh oui, j'ai déjà un pied dans la tombe, mais tout doit tourner, tout doit changer, l'enfance capricieuse, plus le temps passe et plus je l'oublie derrière moi, comme on sème des cailloux pour ne pas disparaître…Je nage encore entre deux eaux, un voyage sans retour, loin des désespérés, un peu plus près des illuminés.
Silence, silence.
Les fleurs mugissent d'angoisse et la préface à cette audace nous glace les membres…Les plaintes réchauffent ou refroidissent au gré d'un long supplice. Marcher dans une foule de colonnes aux torses éclatés par le sang bouillant, les serpents chassent autour de nous, plus verts et dissimulés que jamais, le rythme placide et régulier d'un filet insolent tournant sur lui-même qui nous endort et nous laisse rêver jusqu'au matin. La mer derrière mon pot à crayon paraît si vieille et blasée des temps d'aujourd'hui, tout ralentit, comme mon cœur. Une perle qui roule d'abord difficilement puis d'un coup vers d'autres pores. Se perdre dans une immensité bleue comme l'amour de l'océan, ne plus chercher les conséquences à problème de capitulation sur soi, courir le risque pour une fois de se laisser glisser comme la plume sur le papier, chanter des soupirs, pleurer des chansons, pour finir par crier et chercher ce qu'il y a au fond du sac de son ventre, au fond du sac de la vie et de l'humanité. Et peut être enfin trouver l'atoll tombeau…
Toi dont le regard a soufflé sur mon mirage,
Emprisonnés par les codes d'un art trop dur,
Pour espérer apaiser la chaleur sauvage
De ces gorgées d'acides à nos amours futurs.
Ne laisse plus rien envahir ce qui te reste d'espace vital, on a déjà si peu… Chanter pour sentir sa gorge vibrer comme les cordes d'une guitare à la chambre sombre, comme un murmure brumeux couchés à même le sol, on avait cru voir les étoiles à travers les charpentes vert émeraude, ce n'était que des lucioles s'étant introduites dans l'antre de nos espoirs et qui stupidement cherchaient la sortie vers le haut…Le sol continu de vibrer de cette ardeur des 23 heures sonnées… Hors norme ou contre norme ? Le soleil ici n'éclaire plus rien et l'obscurité monte comme l'eau dans la citerne. Combien de murs ais-je escaladé avec vous ? Est-ce que des murs passés ensembles ne suffisaient pas à lier une amitié déjà naturelle ? Naturelle oui, et bien trop sauvage… A trop vouloir l'attacher, elle s'est enfuit… A-t-on seulement une chance de construire quelque chose quand on a pas l'âge de comprendre ? Quand je repense à l'enfance, je la vois toujours ensoleillée… "Un homme devient vieux quand ses regrets prennent la place de ses rêves." Oui mais quel âge a-t-on quand les deux se côtoient au point de se confondrent ? J'ai passé mon enfance à sauter par-dessus les murs de nos destins appauvris de toute douceur… et je m'ennuie parfois d'être aujourd'hui trop sage…
Errance paisible à la cadence tranquille
Des petits pas de l'ange, sourire aux lèvres
Qui rentre docile au logis trop habile,
Et rêve gentiment aux douceurs de la sève…